Ventre privé à -70% inscriptions limitées

Je m’inscris

Être un grossiste de vêtement en France

grossiste-vetement-france (2).jpg

grossiste-vetements-france

Le marché du textile stagne, marqué par un léger recul durant plusieurs avant une embellie attendue en 2016. C’est un secteur qui résiste à toutes les crises et qui attire toujours de nouveaux acteurs, commerçants et fabricants. Être grossiste de vêtement en France est une affaire qui marche. La concurrence est de plus en plus forte et elle se diversifie, obligeant les professionnels à s’adapter aux nouveaux canaux de vente comme à la demande des détaillants. Rendre les produits des marques disponibles à un prix attractif, tel en l’enjeu dans un circuit de distribution où les marges se multiplient. Une même collection de vêtements pour homme, femme ou enfants peut être distribuée par plusieurs grossistes, en accord avec la marque.

Lancer une ligne de vêtements, de chaussures et d'accessoires paraît plus facile en France qu’ailleurs. Ce n’est qu’une apparence. Il y a en réalité des efforts commerciaux énormes pour mettre les produits de différentes marques à la disposition des boutiques de mode. La guerre des prix est omniprésente que ce soit au niveau des grossistes ou des détaillants. Une concurrence exacerbée dynamise la filière, mais fait des victimes collatérales. Les petits commerçants n’ont pas assez de surface financière ni de moyen marketing pour faire face. Ils s’en remettent à leurs fournisseurs pour survivre au système de distribution. Le rôle du grossiste est donc crucial dans la filière prêt-à-porter, car il est à la fois au service des marques de vêtements et des détaillants.

grossiste-vetement-enfrance

Il n’y a pas beaucoup d’inflation dans l’industrie et le commerce de mode. En 2015, la hausse des prix n’était que de 0,8%. Le consommateur final n’est pas prêt à dépenser plus pour des vêtements, chaussures et accessoires. Le chiffre d’affaires recule à tous les niveaux du circuit de distribution. Il faut bien que la hausse des coûts de production, le frais des transports et les campagnes de marketing soient répercutés quelque part. Ces dépenses sont normalement payées par la marge que l’opérateur prend sur les produits. Si le prix final n’augmente pas assez, ce sont donc les marges qui s’amenuisent. Compresser les coûts de production n’est pas une solution, car les consommateurs ne vont pas acheter de mauvais produits.

Le réseau de distribution des produits textiles en France est l’un des plus denses en Europe. Les plates-formes de grossistes semblent une spécialité française. Le Centre international France Asie d’Aubervilliers est un exemple. Il regroupe des commerçants de gros qui sont en contact avec des marques et des fabricants aux quatre coins du monde. Une même ligne de vêtement peut se trouver en vente chez plusieurs commerçants, ces derniers ne privilégiant pas non plus une exclusivité avec les maisons de création ou usines. Un grossiste peut en effet avoir sa propre marque et demander à un designer de créer une collection pour homme, femme et enfants. Les vêtements seront fabriqués par une usine à l’étranger afin d’avoir un prix de revient abordable. Ce qui n’empêche pas ces commerçants de s’ouvrir à des marques plus connues dont la notoriété peut en fin de compte leur servir.

Vendre des produits français

Le made in France est en train de se relancer dans une industrie du textile qui se modernise. Si le prix du coton était rédhibitoire pour les fabricants qui voulaient se positionner dans les produits de qualité, la technologie offre aujourd’hui d’intéressantes alternatives. La fibre synthétique est suffisamment évoluée pour être aussi esthétique que confortable. Elle n’est plus synonyme de basse qualité et s’intègre très bien dans les vêtements pour femme et homme. La fabrication française ne veut pas pour autant rivaliser avec les pays à faible cout de main-d’œuvre. Elle se positionne sur le haut et le moyen de gamme, restant une référence absolue dans la filière du prêt-à-porter, que ce soit pour les vêtements classiques ou les vêtements grande taille. Les grossistes français ne se limitent pas aux marchés nationaux. L’exportation de textile se porte très bien.

Avoir un show-room et un magasin de stockage ne suffit pas pour le grossiste traditionnel qui doit aussi évoluer sur internet. Le commerce de gros en ligne propose des facilités pour la commande et la transaction. La livraison est un défi, car il s’agit de réduire le temps d’attente. La possibilité de retour des marchandises est un paramètre à gérer. Les détaillants qui sont des pure players commandent pour la plupart exclusivement en ligne. Ils misent sur un marché de niche et le lien affectif avec la clientèle.