Ventre privé à -70% inscriptions limitées

Je m’inscris

Le grossiste vêtement dans le circuit du prêt à porter

grossiste-vetement-pret-a-porter

grossiste-vetements-pret-a-porter

Un marché qui stagne et qui est à la fois plein de potentiel, la situation de la filière prêt-à-porter en France ne semble pas dérouter ses acteurs. Ils sont des milliers chaque année à grossir les rangs des grossistes, détaillants, maison de création, atelier de confection, usine de fabrication. La consommation est au rendez-vous même si le volume augmente à peine de 1%. Le pret a porter pour femme porte ce marché avec un chiffre d’affaires de 10,7 milliards d’euros en 2015 contre un peu moins de 9 milliards pour la mode masculine. Le vêtement est un des produits de consommation qui ne connaissent pas la crise et est très peu touché par l’inflation.

Le secteur du textile est sans doute l’un des plus mondialisés. Les frontières sont de plus en plus rapprochées grâce aux accords commerciaux et douaniers. Les transports modernes permettent la livraison des produits dans un délai très court mais cette vitesse est ralentie par des coûts qui risquent d’être trop élevés. La plupart de la production textile écoulée sur le marché français est fabriquée à l’étranger. La Chine reste un grand fournisseur de l’Hexagone même si sa domination a été depuis quelques années fortement contestée par de nouveaux pays industriels en Europe de l’Est et au Maghreb. Le made in France fait de la résistance et mise sur la qualité des produits en étant moins compétitif sur la bataille des couts de production et de la main d’œuvre. De nombreuses maisons de création françaises font fabriquer leurs vêtements en Asie. On retrouve leurs produits dans les centres et quartiers dédiés au textile comme à Paris et Aubervilliers.

grossiste-devetement-pret-a-porter

Le circuit du prêt-à-porter en France

Les grandes enseignes dominent le marché du prêt-à-porter. Elles ont la particularité d’avoir leurs propres distributeurs mais ces derniers ne sont pas à un nombre suffisant pour prétendre couvrir tout le territoire. Il faut donc un réseau de grossistes pour se rapprocher des détaillants qui vont vendre les vêtements, chaussures et accessoires aux consommateurs finaux. Les grossistes se fournissent auprès des enseignes ou passent commande auprès des fabricants. Ils sont aussi sollicités par les ateliers de design qui leur présentent des prototypes et éventuellement faire fabriquer une collection de vêtements.

Au même niveau que le grossiste ou en aval, on retrouve de nombreux intermédiaires commerciaux qui brouillent un petit peu la piste qui mène vers les détaillants. Ce sont des agents commerciaux qui prennent des commissions sur la vente. Les petites enseignes qui essaient de pénétrer le marché font appel à eux pour faire connaitre leurs produits. Ces vendeurs n’ont pas de stocks mais vont solliciter un fournisseur qui distribue les produits de l’enseigne qu’ils représentent. Les dropshippers sont techniquement des vendeurs en ligne. Ils ont la particularité de n’avoir aucun stock alors qu’ils présentent un catalogue avec des centaines, voire des milliers de références de moyenne gamme. Les marges prises par ces intermédiaires sur leur fournisseur ne sont pas aussi importantes que celles des grossistes professionnels, car ils doivent proposer un prix compétitif.

Du grossiste de vêtement au détaillant

Composer son stock est un exercice difficile dans un contexte très concurrentiel. En acheter trop comporte des risques aussi bien pour les grossistes que les boutiques de mode. Cela signifie que des trésoreries sont engagées alors qu’elles n’apportent pas les recettes espérées. Les produits invendus font perdre de la valeur et il va falloir faire un déstockage à des prix bradés. Les deux parties prennent une marge évaluée entre 2 et 3, mais à des montants sensiblement différents selon le prix d’usine. Une robe qui a un prix de revient de 5 euros est vendue à la sortie de l’usine à 10 euros. Le commerçant en gros va la proposer à 25 euros et le détaillant à 60 euros. Comme il y a une forte concurrence entre les boutiques, la baisse de la marge du grossiste en vêtement de marque peut faire la différence. C’est là que le prix dégressif fait son effet. Malheureusement, dans le contexte actuel, de nombreux achats en gros spécifient un nombre peu élevé de pièces. Un paquet de 10 pantalons pour femmes, un lot de 50 tee-shirts, un paquet de 20 chemises pour homme... on est quasiment dans le demi-gros. La quantité requise peut être extraordinairement basse, comme un lot de 5 paires de chaussures, 3 montres ou autres accessoires. La vente sur internet par un grossiste de vêtement en France, par exemple, favorise ces commandes fréquentes avec un nombre de pièces limité.